vendredi 19 avril 2013

L'histoire au pays de la lutte ouvrière

Salut chicks émérites (et surtout la future maman dont le ventre doit bien rondir !),

Me revoilà après 3 petits  (keuf keuf) mois, malgré un retour annoncé ! En effet, je fus longtemps en prise avec un travail insurmontable (et d'ailleurs insurmonté), ce qui mit un frein à mes lectures. Je vais quand même tenir ma promesse et vous livre un titre qui a beaucoup plus à la fan de Jane Austen que je suis.

Dans la série héroïne du 18e (siècle, j'entends), robe taille empire et héros ténébreux, un des bons crus du genre reste le roman d'Élizabeth Gaskell Nord et Sud. Qui de l'histoire ? La fille d'un pasteur du Sud (bien) rural de l'Angleterre se voit contrainte de quitter son paradis de pierre (nommé Hellstone) et sa charmante demeure ensoleillé (l'auteur tient bien à cette omniprésence luminescente, tellement que t'as l'impression tout le début du roman d'être dans une pub Ricoré). Mais alors qu'un matin vient de se lever, notre jeune héroïne qui répond au doux prénom de Margaret, se voit contrainte de quitter avec sa famille son domicile pour rejoindre les contrées sinistres de Milton (là aussi, le nom de la ville est plus que révélateur). Notons que cette contrée du Nord de l'Angleterre n'est pas franchement riante avec ses usines et son climat austère. Sans compter que cette ville semble être la quintessence de l'essence de la lutte ouvrière qui sévit en Angleterre au 18e. En bonne fille de son papa, Margaret va aider le pauvre, tout en devant fréquenter les riches industriels, notamment Mr Thornton le patron orgueilleux qu'elle n'apprécie pas particulièrement au début (comme par hasard).

En somme, le roman a ce petit côté dichotomique qui plait bien (le Sud c'est bien, le Nord c'est mal ; Margaret elle est pure et innocente, Thornton il est sombre et calculateur), même si le lecteur est habitué à ne pas se fier à ces apparences (car il a retenu de la lecture de Northanger Abbaye qu'à trop croire à ses préjugés fait perdre un Henry Tilney). Les personnages sont également bien travaillés (même si Margaret a souvent une tête à claques, entre ses bévues et ses remarques préjudiciables), surtout Thornton, le Mr Darcy du monde ouvrier (très bien interprété dans la série BBC, un peu le Colin Firth d'Elizabeth Gaskell).
Si au niveau sentimental et lyrique, Nord et Sud est le parent pauvre d'Orgueils et Préjugés, la dimension sociale proposée par l'auteure (réellement fille de pasteur et ayant été au contact du monde ouvrier) très présente, apporte beaucoup à son oeuvre et lui vaut d'être bien classée dans le palmarès au côté de Jane Austen (en tout cas dans le mien).

Alors pour plus de romans fleur bleue, charbon et minerai (là c'est plutôt du coton dans l'histoire), de passage à l'heure d'été et de romans bien anglais,

Restez branchés,

N.D.

jeudi 18 avril 2013

mardi 2 avril 2013

Avoir un enfant, c'est...

Chère Chicks,

Tu sais, dans la vie, pour n'importe quel projet, il y a des gens qui t'encouragent, et d'autres qui te pointent plus le négatif.

Hum...